Mars 11 19

Couteau Buck Strider Tactical B880 - 00 - 0

Un collector sympathique

  • Currently 2.7/5

Note : 2.7/5 (3 notes)



Le B880 est le fruit d'une collaboration entre Buck et Strider Knives. Cette collaboration semble avoir été annoncée, avec présentation de prototypes, dans les salons en 2000, mais l'essentiel des aurait été fabriqués entre 2003 et 2007. 
La collaboration fut stoppée de manière unilatéral par Chuck Buck suite à la révélation d'informations peux glorieuses sur le passé de Mick Strider. Personnellement, je n'ai pas de commentaires à faire concernant cet aspect, si ce n'est que les méthodes utilisées ont été aussi regrettables que les faits incriminés. Je m'intéresse seulement aux , et je considère toujours que les imaginés par Mick Strider méritent d'être étudiés.



La gamme 880 comprenait deux profils de lame, une version american qui fait l'objet de cet article, et une version spear point qui semble avoir bénéficiée d'une série limitée utilisant de l'acier BG-42 et d'une finition plus achevée que les lames en ATS-34.





Bien que le B880 ait été qualifié de par nature, les forums américains l'on rapidement classé dans la catégorie outil et de travail


On peut penser que ce est une tentative de conversion d'un frame lock en liner lock, avec les limitations intrinsèques à un tel exercice. La pointe est trés robuste car trés épaisse et permet donc de percer les emballages cartonnés les plus résistants, tandis que le travail de coupe est accompli sans difficulté par le tranchant longitudinal.


Le fermé mesure 14 cm, et 23,5 cm ouvert, ce qui en fait un trés grand fermant.


Le manche est construit autour de deux platines en d'une épaisseur de 2 mm chacune. La platine qui assure le verrouillage liner lock s'engage fermement mais avec un débattement un peu excessif, vers le centre du talon de la lame


Toutefois, son épaisseur ne permet nullement de conclure à la fragilité de l'ensemble. Les deux platines reçoivent des plaquettes en G-10 d'une épaisseur de 3 mm, avec une texture abrasive qui permet d'assurer une prise en main ferme même avec les mains mouillées. Ce peut être utilisé sans difficulté avec des gants. La structure est de type open frame. Le stop pin et les deux axes arrières possèdent un diamètre extérieur proche de 8 mm.


Le manche est fermement rainuré vers l'avant sur 4 cm. A l'arrière, sur le dessus on observe un second quadrillage de 35 mm sur la partie arrière, complété dessous par une troisième zone quadrillée de 25 mm.

Le clip est massif et non réversible sur mon exemplaire. Il est long de 7 cm pour une largeur de 9 mm. Il est en acier trés dur et ne paraît pas capable d'immobiliser les 212 grammes du sans effets destructeur sur les tissus.




 
La lame à profil est typique des créations de Mick Strider, toute en démesure et en épaisseur !!. La lame mesure 105 mm de la pointe au ricasso avec une zone coupante de 92/95 mm. Son épaisseur est comprise entre 4,6 et 5 mm

 

La pointe est trés puissante, conçue pour percer et moins pour couper ce qui est quand même dommage sur un ... Il paraît trés difficile d'améliorer la capacité de coupe du biseau en raison de l'épaisseur de ce dernier et d'une émouture imparfaite. La lame est haute de 31 mm. Le tranchant inférieur possède une émouture correcte avec un tranchant conventionnel en V, qui sans être rasoir coupe plutôt fort. La lame possède une rampe quadrillé genre râpe à bois de 3 cm.

 

L'acier est de l'ATS-34 japonais ayant reçu un traitement thermique de Paul Bos, un des plus grand spécialiste américain dans ce domaine, ce qui laisse envisager une dureté comprise entre 60 et 62 RK-C.

 

On constate la présence de matériaux de qualité, mais avec un certain manque de finition sur les détails, ce qui peut un peu agacer. Toutefois il s'agit d'une des rares collaborations industrielles de Mick Strider en dehors de la gamme Zero Tolerance, et ce mérite, à mon humble avis une petite place dans une collection. Et puis vous pouvez toujours opter pour la version Spear point si elle vous intéresse davantage.

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Commentaires

1 -

Guillaume C'est un couteau très attirant. Je n'ai jamais pu franchir le pas car c'est vraiment très épais et très lourd. Comme tu le dis, c'est plus un collector qu'un EDC.
Merci pour la revue.

 


Guillaume | Le Samedi 26/03/2011 à 21:53 | [^] | Répondre

2 - Re:

maxos  j'ai au la version mini de ce Buck, très mimi, mais pour moi totalement sans usage, autre que vitrine, ce pourquoi je m'en suis séparé. En revanche, dans la série des collaborations Buck/Strider/Tarani j'utilise tous les jours en cuisine le 882 qui est un gros costaud qui résiste à tout. Problème pour les Buck Strider à mon sens : le clip est TELLEMENT dur qu'il est absolument inutilisable !!! je pense qu'ils ont mis du béton dans l'acier !

 


maxos | Le Dimanche 27/03/2011 à 14:04 | [^] | Répondre

3 - Re: clip

Darksun Oui, je suis totalement d'accord sur la dureté du clip qui en l'état est complètement inutilisable. On peut d'ailleurs se demander pourquoi une telle erreur de la part d'une firme comme Buck. Le modèle que j'ai commenté est l'anti-EDC par excellence. J'estime que la masse maximale d'un couteau fermant doit être comprise entre 150 et 176 grammes avec un bon clip (assez souple) ou bien un étui de ceinture. Toutefois, j'ai été intéressé par le caractère baroque de ce couteau!

Darksun a donné 3 couteaux à maxos

 


Darksun | Le Dimanche 27/03/2011 à 16:11 | [^] | Répondre

4 - Re: clip

maxos
 je te comprends très bien car malgré certains aspects absurdes ces couteaux ont un je ne sais quoi fort attachant. Sans doute leur côté baroque, justement !! 

 


maxos | Le Dimanche 27/03/2011 à 17:47 | [^] | Répondre

5 - Re: clip

Darksun Oui, c'est exactement cela.

 


Darksun | Le Dimanche 27/03/2011 à 18:40 | [^] | Répondre