Jui. 16 20

Couteau CRKT K270GKP Homefront

Une innovation technologique signée Ken Onion

  • Currently 3/5

Note : 3/5 (3 notes)

Le Homefront K270GKP est une nouveauté 2016 de , c'est une nouvelle custom collaboration avec Ken Onion. Ce se présente comme une réalisation intégralement métallique qui fera beaucoup penser aux lecteurs à la trilogie de Guillaume sur les tactiques parue dans LPDC et qui est devenu pour les initiés un texte d’anthologie.

Le design est particulièrement original et prend la forme du concept de modulaire démontable et remontable sur le terrain sans outil, Field Strip, permettant un nettoyage complet à l’eau claire. Ce concept est vraiment innovant et s’inscrit dans la démarche initiée par avec ses célébrissimes qui sont des framelocks démontables pour entretien.

Le Homefront se présente comme un linerlock qui adopte une philosophie identique : un conçu pour être démonté simplement sans annuler la garantie constructeur. En plus ce qui ne gâche rien le design de Ken Onion est tout à fait plaisant et il est l’inventeur du système de démontage. On savait déjà qu’il était un coutelier très doué en mécanique puisque que Kershaw/KAI lui doit aussi le système d’assistance à l’ouverture Speed Safe qui poursuit sa carrière bien méritée. Le Homefront est un qui est issu d’une réalisation custom de Ken Onion, qui semble être le Military Folder.
 

 
Techniquement, le se présente comme un fermant de taille moyenne avec une longueur fermée de 120 mm, pour une longueur totale de 21 cm lame déployée, donc un tout à fait raisonnable dans son gabarit et utilisable comme polyvalent à usage outdoor. Sa masse demeure relativement modérée grâce à l’utilisation de l’aluminium avec 136 grammes.
 

 
Le se présente comme un fermant doté d’un mécanisme de verrouillage de type Liner Lock modifié par Michael Walker dans sa forme moderne utilisée actuellement en coutellerie industrielle ou custom. Le liner lock est un dispositif rapporté fixé au moyen de deux vis torx à l’intérieur de la côte de droite. Le verrou possède une épaisseur de l’ordre de 1,5mm et son ajustage est irréprochable : j’ai procédé sur une semaine à des opérations de démontages et de remontages avec nettoyage réel à l’eau du robinet et sur cette période l’usage normal et réaliste du a montré que le positionnement du liner demeurait constant au fil du temps. Le verrouillage est toujours aussi fiable, avec une absence totale de jeu résiduel : la lame est parfaitement bloquée et ce blocage demeure absolument constant.
 

 
Ce constat est particulièrement important car nous sommes en présence d’un système de déploiement par flipper d’une fluidité absolue, mais totalement invulnérable à l’encrassement. On a l’impression d’être en présence de l’un des meilleurs systèmes de type ball Bearing, alors que le démontage et l’examen du montre seulement deux rondelles en téflon captives des côtes en aluminium. Lors du remontage du on note que le système s’ajuste au niveau de l’axe par une pression que l’on ressent très clairement.
 

 
Le manche du est constitué de deux côtes en aluminium de type 6061 anodisées de couleur kaki. La côte de droite possède une épaisseur de 3 mm, alors que la côte de gauche où se trouve le levier de débrayage su système Field Strip est plus proche de 4 mm. La côte de gauche qui porte une étoile sur la mitre, comprend un levier qui en position d’usage du est positionné vers le bas. Ce levier et la partie de l’axe avec l’étoile sont en acier.
 

 
Les côtes possèdent une texture très lisse avec des motifs en forme de chevrons sur la partie antérieure du manche, la partie avant des côtes correspondant à de fausses mitres sont lisses : les côtes sont monoblocs. La partie qui contient le levier de démontage est évidée sur 2 à 3 mm de profondeurs. Le levier reçoit en relief une flèche.
 



 
Les opérations de démontages sont très simples. Le doit être en position fermée, la lame repliée à l’intérieur du manche. La première action consiste à agir sue le levier et à la  repousser complètement vers le haut ce qui permet de débloquer l’axe de la lame qui est cylindrique mais possède une extrémité à six facettes qui permet son verrouillage dans le logement de la côte de gauche. Ensuite, sur l’arrière de l’entretoise en aluminium crantée se trouve dissimulée une mollette de déverrouillage qui doit être débloquée dans le sens de giration des aiguilles d’une montre (qui possèderait des aiguilles).
 

Cette mollette possède une rondelle en bronze phosphoreux qui soulage considérablement les frictions. La rotation de cette mollette en aluminium permet d’actionner un cardan simplifié, une sorte de crémaillère dont la giration sert à déverrouiller la vis qui maintient la côte de gauche. Une fois le déverrouillage achevé il suffit de retirer vers le haut la côte de gauche et le est ainsi complétement ouvert. Vous pouvez donc retirer la lame qui est simplement maintenue en position par son stop pin interne et par son axe de pivot.
 

 
Le retrait de la lame est à votre convenance, le retrait complet ne pose aucune difficultés. On dispose donc à la fin des opérations de trois parties, une côte droite ou le stop pin et l’axe demeurent fixés, sur la même côte on a aussi l’entretoise en aluminium et le dispositif à crémaillère. On note que la lame est intégralement découpée en arc de cercle et que le stop pin est donc interne.
 

 
Le remontage se fait en sens inverse, on pose la lame dans la côte de droite bien en buté avec le stop pin et l’axe du pivot bien en place. La première manipulation consiste à placer correctement la côte de gauche puis à comprimer avec douceur au niveau de l’axe et du stop pin, ensuite on procède à une remise en place de la vis qui tient la côte de gauche en vissant la crémaillère de manière contraire à la giration des aiguilles d’une montre. A un moment donné il faudra faire basculer le levier de verrouillage en position basse bloquante, cela demande un léger tâtonnement, puis enfin terminer de visser à fond la crémaillère. Dans la pratique, le remontage est plus rapide à effectuer qu’à décrire !!!
 
On procède immédiatement à un déploiement de la lame qui doit être fluide. En outre en position fermée elle doit être rigoureusement centrée. Si ces deux paramètres sont remplis, tout est rigoureusement parfait.
 

 
Le clip est un clip de couleur noire à une seule position, il assure une très bonne rétention en poche et il est en outre très discret. Par contre, il n’est pas réversible et c’est sans doute un peu dommage pour les gauchers….
 

 
La lame est une superbe géométrie Drop Point modifiée par Ken Onion par adjonction d’une légère ceinture recurve, très efficace lors des travaux de coupe mais aussi assez facile à gérer lors des opérations d’affilage.
 

 
La lame mesure 92 mm pour approximativement 90 mm de tranchant lisse utilisable ; son épaisseur est de 3 mm avec un dos complètement plat et des contours légèrement arrondis en dépit de la présence d’un contre-tranchant visuellement très réussi.

La lame possède une hauteur de 27 mm. Latéralement elle comprend deux gouttières qui indique qu’elle s’inspire d’un modèle ancien de baïonnette de la première guerre mondiale, ce qui explique d’ailleurs l’aspect rectiligne du .
 

 
La lame ne comporte aucun crantage : les seules crantages présents le sont sur l’entretoise en aluminium et sur le dessus du manche en direction de la lame. Ces éléments permettent une bonne prise en main avec un qui se verrouille bien et sur lequel on n’a pas du tout la sensation toujours inquiétante de glisser. On note que le Liner est lui aussi cranté pour faciliter son retrait, ce qui est toujours un plus. Le flipper très original prend la forme d’un anneau dont les rebords sont crantés : c’est un dispositif très performant pour l’ouverture de la lame et aussi très efficace pour protéger l’index lors des travaux de coupe.
 

 
La lame est réalisée en acier japonais AUS-8, et sur ce point on peut objecter à juste titre que pour le prix il eut été très sympathique d’utiliser du VG-10, mais je dois admettre que la lame possède un tranchant étonnamment coupant, avec une émouture en creux exécutée de manière parfaite. La dureté annoncée par est de 57/58 HRC, mais on peut se demander compte tenu du tranchant exceptionnel d’origine si cette lame n’a pas fait l’objet d’un traitement cryogénique comme celui qui était utilisé par Cold Steel sur les lames en AUS-8A.
 

 
Au final, le Homefront est une réalisation exceptionnelle avec un aspect esthétique vintage très plaisant, c’est aussi un d’une grande efficacité et très bien fini, doté d’un système de démontage d’urgence sans avoir recours à aucun outil. a fait tester le et son dispositif par un laboratoire indépendant  qui a indiqué que le dispositif Fieldstrip n’affaiblissait en rien le à l’usage.
 

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