Fév. 18 01

Couteau Ontario Knife Cerberus

Un framelock excellent

  • Currently 4.3/5

Note : 4.3/5 (3 notes)

Le modèle Cerberus est un de la marque Ontario Knife bien connue pour ses de type Bowie qui sont devenus de véritables néo-classiques dans la lignée des .



Disons que, jusqu’à présent, je ne m’étais pas intéressé aux fermants fabriqués par cette compagnie, mais que mon attention a été attirée par le modèle Cerberus qui est un fabriqué à Taïwan.
De prime abord c’est un très sympathique et je tenais donc à vérifier si la qualité suivait.
 

En fait c’est bien le cas et dans sa catégorie avec des côtes en titanes, le Cerberus est un dont le rapport qualité/prix est très intéressant.
Je pense que tous les amateurs de soucieux de préserver leur budget seront très intéressés par ce dont la commercialisation est plutôt passée inaperçue, ce qui est bien dommage…
 
 

Le Cerberus est un fermant de grande dimension assez mal adapté pour un rôle d’ urbain.
Il est en revanche parfait dans une fonction plus ou pour un usage en zone rurale.



Le mesure14 cm fermé, en tenant compte de la protrusion arrière du clip qui sert à y passer une dragonne, et la longueur totale est de 23,50 cm. La masse est assez importante avec 175 grammes.
Toutefois, je l’ai présenté à des néophytes qui ne l’on absolument pas trouvé inquiétant : utilisé lors d’agapes improvisées avec des membres du service, son usage redoutable pour le découpage de saucisson lui a valu un fort capital de sympathie et la marque et la référence m’ont été demandées !!!
 

Techniquement le Cerberus n’est pas un innovant, il reprend une architecture Reeve Integral Lock (RIL) très classique, en introduisant une interface anti-usure en acier trempé entre l’extrémité du frame et le talon de la lame. La pièce est fixée au moyen d’une double visserie torx non traversière : la platine verrou a fait l’objet d’un évidement.
Suprême élégance ce mécanisme est invisible de l’extérieur, et l’on conserve ainsi l’aspect esthétique d’un Old School.
 

La platine verrou fait l’objet d’une seule découpe interne de forme ogivale, avec une légère élimination de la zone de stress mécanique possible dans le , par un infime découpage circulaire. Cette platine fonctionne à merveille, de manière régulière et avec un blocage toujours constant de la lame. Des essais de flexion modérés conduits dans du carton renforcé montrent une absence totale de jeu résiduel : de toute évidence le Cerberus a été conçu pour être un fermant très solide, destiné à un usage outdoor réel et non point fantasmé.


 

L’épaisseur des platines est impressionnante et explique largement la masse de ce , puisque on mesure approximativement 4 mm, ce qui est beaucoup même pour un alliage de de type 6Al4V de grade 5. C'est le standard industriel actuel en matière de coutellerie, bien que le TC 4 chinois fasse un travail rigoureusement identique, sans que l’on puisse identifier une supériorité nette d’un des deux alliages, qui paraissent en fait très proche sur le plan chimique et mécanique.
 
Le possède donc un manche long et massif avec une épaisseur de 12 mm pour une hauteur de 23 mm au niveau du verrou, tandis que l’avant s’évase pour former un quillon inférieur, sécurisant et surtout nécessaire pour la de l’utilisateur, le manche est galbé avec un accroissement de la hauteur graduel en allant jusqu’au bout du manche, dont la hauteur maximale est de 32 mm. Cette ergonomie permet une prise en main très puissante du .
 

Les côtes en sont dotées sur le dessous d’un crantage symétrique fortement marqué, peut-être même un peu trop, car certains angles demeurent un peu vifs, mais cela vaut mieux qu’un manche sans crantage, dont j’ai pu mesurer l’inconvénient cet été en période de canicule, et d’ailleurs la même remarque serait juste pour tout usage en ambiance tropicale. Le manche comprend une entretoise en qui abrite une visserie torx de qualité et l’ensemble respire la solidité.
 

Le clip gris est très discret, il s’inspire beaucoup d’un clip pour stylo à plume et emporte mon adhésion, d’autant qu’il est réversible. Le clip est assez costaud, mais cela est nécessaire pour immobiliser ce gros en bordure de poche (de préférence sur une toile épaisse).

La lame satinée est réalisée en acier D2, qui reste à mon avis un grand classique très polyvalent en conservant un coût raisonnable.

La géométrie de la lame est du type Drop Point clairement utilitaire.

La lame mesure 10 cm avec une zone coupante utile de 95 mm ce qui est très confortable. Avec une épaisseur de 3 mm, dont le caractère dégressif est très bien géré, on a une lame ni trop épaisse ou ni pas assez.
 

Le déploiement de la lame est aisé, celle-ci est montée avec deux rondelles en téflon qui permettent un ouverture très fluide, à condition de bien positionner la main et de ne pas comprimer le frame, ce qui tend toujours à bloquer le déploiement.

Le premier test de coupe a été celui d’une feuille de papier, sans problème le tranchant accroche la matière : certains qui coupent fort ne passent pas ce test, qui porte en fait sur la finesse du tranchant. Les essais de perforation conduits dans du carton d’emballage montrent que la pointe, malgré une simple géométrie Dop Point, perce rapidement et sans effort n’importe quel emballage de colis postaux. Une incision faite avec ce devra être réalisée avec finesse, car compte tenu de la puissance de la prise en main, la lame possède une propension à s’enfoncer dans la matière.

De même, le carton d’emballage est facilement coupé à la volée, sans aucune difficulté et de manière très propre. Le tranchant attaque facilement le bois sec d’une petite baguette. Donc d’une manière globale, en dépit de la concurrence des aciers issus de la métallurgie des poudres, on constate qu’une bonne lame en acier D2, avec le bon traitement thermique est capable de rendre bien des services à son utilisateur.

La conclusion est que Ontario commercialise un fermant de grande qualité qui contrairement à son nom n’a pas du tout vocation à garder la porte des enfers.

Pour un usage alimentaire pensez à dégraisser la lame : je l’ai essuyé avec un chiffon de type peau de chamois puis je l’ai nettoyé au liquide vaisselle et à l’eau chaude suivi d’un bon essuyage classique.

D’une manière générale, la lame en acier D2 gagnera à être entretenue et en cas de stockage, à être protégée par une légère couche d’huile.

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