Nov. 14 29

Couteau Spyderco C186 TIP Marcin Slysz Bowie

The Titanium Mistress

  • Currently 5/5

Note : 5/5 (3 notes)

Le Marcin Slysz Bowie est sans doute l’un des plus beaux que je possède, dans une collection par ailleurs bien pourvue, il forme avec le K2 un binôme de choc qui vient concurrencer directement le Large et le Small de . Il convient de dire que les deux paires de nécessitent un budget d’acquisition identique : le choix ne pourra se baser que sur des éléments techniques en théorie du moins. Dans la pratique, il est certain qu’il y aura un élément affectif pour telle ou telle marque, la renommée de est immense, tandis que commercialise des de plus en plus beaux, avec des aciers toujours plus performants pour les lames.

Marcin Slysz est déjà connu des lecteurs de ce blog pour le Techno qui était sa première collaboration avec la marque de Sal Glesser. J’ai trouvé à titre personnel dans la revue que j’ai effectué sur ce blog que le Techno était une réalisation fort intéressante. Le Slysz Bowie transforme définitivement l’essai et introduit sur le marché industriel un à la finition luxueuse et à l’efficacité remarquable.
Le Slysz Bowie mesure 10,9 cm fermé avec une longueur totale de 19,7 cm la lame ouverte. La masse du atteint 122 grammes, ce qui est idéal pour un .
L’architecture est très classique, puisqu’elle reprend intégralement le système Reeve Intregral Lock (RIL) avec deux côtes en . Les deux plaques de (alliage du type 6AL4V grade 5) possèdent une épaisseur de l’ordre de 3 mm. La platine verrou est muni d’un système de ajusté avec soin, l’engagement du verrou est immédiat et le blocage de la lame est parfait, il ne subsiste aucun jeu vertical ou latéral. Le verrou est moins puissant que celui surdimensionné du Farid Mehr K2 et l’absence de Lock Bar Stabilizer n’est pas un défaut de conception du . On peut s’étonner de l’absence de liner en acier destiné à limiter l’usure du frame en . Sur les conçu en interne, les reçoivent ce type de dispositif, il suffit de se reporter à la revue du Domino ou du Military à manche en fluté…

Les deux côtes en ne sont pas rectiligne comme sur la plupart des framelocks mais possèdent une géométrie convexe, en d’autres termes elles sont bombées de manière légère, mais suffisante pour assurer une pris en main parfaite pour des mains grandes ou moyennes.

Le manche reçoit une entretoise qui est donnée pour du G-10, je ne suis pas en mesure de confirmer cette information : les états de surface et la présence de rainures de crantage sur le dessus et à l’extrémité de l’entretoise évoque une sorte de zytel. Il convient toutefois de dire que cette entretoise joue un rôle clef dans la prise en main du . Le crantage donne un surcroit de grip qui permet un blocage parfait du manche lors de la prise en main.

L’effet cumulé des côtes convexes et du crantage de l’entretoise confère au Marcin Slysz Bowie une prise en main très supérieure à celle du Small , ce qui est déjà un tour de force : les deux jouent dans la même catégorie des compact de très grande qualité.

On observa la photographie ou mon Small est encadré par le Slysz Bowie et par un outsider tout récent le Michael Burch Chubby : il a vraiment trouvé de l’excellente compagnie…

Les côtes en reçoivent une finition stonewashed un peu particulière puisqu’il est question d’un « battleship gray », littéralement un gris de cuirassé !! Il s’agit d’une nuance de gris assez soutenue, mais très agréable visuellement.

La visserie torx utilisée comprend 4 vis de chaque côté du manche, cette visserie est de moyen diamètre, tandis que l’axe du pivot est costaud, le stop pin est du genre massif, l’ensemble a été conçu pour durer. Le talon de la lame venant au contact du stop pin présente un usinage en creux très discret, moins prononcé que sur le , ayant été l’instigateur de cette configuration mécanique optimale.



Le clip est le clip trombone classique chez , très efficace en poche et surtout plus discret que le clip en forme de cuillère. Le clip est réversible, sa couleur est grise, plutôt discrète ce qui est une bonne chose.

La lame est de style Bowie mais moins prononcée que celle du K2, elle est plus proche d’une géométrie clip point plus soft, elle se démarque toutefois du drop point classique et c’est déjà bien agréable comme cela.

La lame est dotée d’une émouture plate intégrale superbe, qui donne naissance à un tranchant puissant et durable. La lame mesure 85 mm, avec un tranchant de 80/81 mm.La lame est épaisse de 3,5 mm, le dos de la lame est arrondi juste après une rampe crantée qui permet de poser confortablement le pouce et d’exercer un très bon contrôle des travaux de coupe : la rampe est bien dimensionné et conforte l’ergonomie de très grande qualité de ce .

L’acier choisi pour la réalisation de la lame est un acier Carpenter issu de la métallurgie des poudres, et déjà utilisé à plusieurs reprises par depuis 2012. Il s’agit du CTS-XHP qui est un acier inoxydable dont la capacité de coupe dérive de celle du D2 et du CPM-D2. La composition chimique du CTS-HXP est la suivante : carbone 1,60% ; manganèse 0,50% ; silicone 0,40% ; chrome 16% ; nickel 0,35% ; molybdène 0,80%, vanadium 0,45%, le reste étant constitué de fer.

Le teneur élevé en chrome en fait un acier qui possède la même résistance à la corrosion que le 440C qui sert de référence pour cette qualité, tandis que la résistance à l’usure est supérieure à celle du D2 ordinaire.

Il s’agit d’un acier high Tech souvent utilisé avec une dureté de 62 RKC. Techniquement les données métallurgiques publiées par Carpenter permettraient d’obtenir facilement une dureté de 64 RKC, ce qui pourrait être alors un peu excessif et rendre encore plus difficile l’entretien de la lame.

Le Techno, le Domino et le Hungarian ont été dotés de lames en CTS-HXP avec un grand succès. Tout en étant différent du CPM-S30V, le XHP offre une puissance de coupe exceptionnelle. Les données publiées ne permettent pas de se faire une idée précise concernant la résilience des lames en CPS-XHP, on peut seulement argumenter qu’elle est supérieure à celle du D2, mais probablement inférieure à celle du CPM-S30V.

Le Marcin Slysz a été surnommé the Iron Mistress sur la plupart des sites américains, ce qui est une référence à la dénomination du légendaire de Jim Bowie dans un film éponyme. Venant des Etats-Unis, c’est sans doute l’un des plus beaux compliments pour le travail de Marcin Slysz et pour la qualité de fabrication du sous-traitant taïwanais de . La qualité de Killer lui est aussi décerné dans les même forums, je pense donc qu’il est réellement un must have pour tous les amateurs de beaux .

Ils ont lu aussi :

  • Lion Steel Molletta SR-1 G 2014" title="Couteau Molletta SR-1 G 2014"/> Lion Steel Molletta SR-1 G 2014" class="preview" title="Couteau Molletta SR-1 G 2014" />


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Commentaires

1 - Superbe couteau

Bonjour,
Merci pour votre revue, tjrs aussi excellente.
sur la base de votre revue et de quelques lectures, je ne doute pas un instant, en réel, apprécier énormément ce spyderco qui me convient mieux que le k2 au niveau des dimensions. J'hésite tjrs un peu avec le made in Taïwan. C'est con, je sais. Que pensez-vous de cette origine qui a l'époque faisait cheap. Merci et au plaisir de vous relire!

 


Pico | Le Samedi 29/11/2014 à 19:39 | [^] | Répondre

2 - Re: Superbe couteau

Salut pico

Darksun te répondra sans doute mais je me permet de te donner mon avis sur le "made in Taïwan". Franchement les modèles Spyderco fabriqués à Taichung n'ont rien à envier par rapport à ceux fabriqués à Golden dans le Colorado. De nombreuses personnes pensent même que l'usine taïwanaise produit des couteaux de meilleure qualité à la finition impeccable.

Sinon, pour revenir sur le Slysz Bowie, j'avais déjà plus ou moins l'intention de l'acheter...mais là, en lisant la revue de Darksun, je bave vraiment d'envie sur ce pliant. Il a vraiment une très belle ligne et me paraît être le parfait EDC urbain.

 


patrick_g | Le Samedi 29/11/2014 à 21:43 | [^] | Répondre

4 - Re: Superbe couteau

Darksun Bonjour,

En fait Patrick a déjà très bien répondu à cette question : à l'heure actuelle, la firme taïwanaise travaillant pour Spyderco produit, d'après les couteaux que je possède, les meilleurs produits en termes de finition d'ajustage de la firme de Sal Glesser.

Il faut dire que la main d'oeuvre Taïwanaise possède une qualification équivalente à celle des salariés de l'entreprise de Golden, et dispose d'un parc de machines outils similaire, voire peut être plus sophistiqué.

Tu peux donc acheter des couteaux Spyderco fabriqué à Taichung en toute confiance.

 


Darksun | Le Dimanche 30/11/2014 à 09:07 | [^] | Répondre

3 - joli...

 joli couteau...dans les formes et dans la sobriété.
il me plait vraiment, bref il est comme je les aimes !

merci de cette decouverte par ton super CR !!

salutations

 


birdy1962 | Le Samedi 29/11/2014 à 23:30 | [^] | Répondre

5 - Re: joli...

Darksun Bonjour,

merci a toi : le couteau est une petite merveille.

Cordialement.

 


Darksun | Le Dimanche 30/11/2014 à 09:08 | [^] | Répondre

6 - Re: joli...

Arrivé hier, après le K2 j'ai succombé au Slysz. Ce couteau est vraiment superbe c'est clair, Spyderco a de mon point de vu fait un grand pas en avant en décidant de collaborer avec des couteliers reconnus, et a pris la place que Benchmade occupait il y a quelques années (toujours selon mon avis qui est le mien et que je partage )
Malgré tout en sortie de boite le déploiement de la lame n'était pas très fluide, démontage, huilage, remontage, horreur la lame part de traviole. Boulet que je suis j'ai inversé une rondelle, hop redémontage,
re-remontage ça va mieux mais faut vraiment serrer à fond les vis de pivot (vraiment à bloc) et tout va mieux, déploiement fluide, lame centrée, parfait . A propos de cette absence de liner acier pour limiter l'usure du frame titane, est ce que Spydie applique un traitement/trempe du bout du frame comme chez CR ? Sinon je vois pas bien pourquoi ils s'en passent

 


Eric13 | Le Mardi 09/12/2014 à 11:01 | [^] | Répondre

7 - Re: joli...

Darksun Bonjour,

je n'ai pas connaissance de la mention par Spyderco d'un traitement thermique du framelock, c'est pour cette raison que je suis un peu dubitatif.

Sur le K2 destiné à des activités plutôt rudes en plein air, j'aurais personnellement bien vu un liner anti-usure.

Pour le Slysz Bowie je pense que l'on peut encore jouer à l'ancienne sans trop de risque d'usure prématurée.

Mais je reste dubitatif sur l'usage sélectif des liners anti usures par Spyderco, alors que chez ZT ils ont été généralisés, à juste titre à mon sens.

 


Darksun | Le Mardi 09/12/2014 à 13:03 | [^] | Répondre